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Au p'tit coin

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Plus de sécheresses et d'inondations en Europe avec le réchauffement

 

 

Le changement climatique se traduira en Europe par davantage de sécheresses et d'inondations catastrophiques, selon un rapport de l'Agence européenne de l'environnement qui engage les pays européens à "agir maintenant".

Températures

Le rapport publié mercredi pointe l'impact "crucial" du réchauffement sur l'eau, du débit des rivières à l'irrigation agricole en passant par la qualité de l'eau du robinet. Il reprend les prévisions des experts réunis au début du mois à Paris sous l'égide des Nations Unies: hausse probable de la température globale de la planète de 1,8 à 4 degrés et élévation du niveau des océans de 0,18m à 0,59m à la fin du siècle (par rapport à 1980-1999).

Pour l'Europe, les prévisions sont plutôt alarmistes, avec une élévation de température moyenne de 2,1 à 4,4 degrés d'ici 2080, et une hausse du thermomètre plus nette encore dans l'Est et le Sud du continent. Les pluies augmenteraient de 1 à 2% par décennie dans le nord de l'Europe, mais se feraient plus rares l'été. Le sud du continent, déjà sec, aurait encore plus soif, surtout l'été, avec une baisse moyenne de 5% des précipitations par décennie.

Violence 
La sécheresse pourrait sévir dans le sud "à toutes les saisons". L'ensemble de l'Europe connaîtrait davantage de vagues de chaleur et canicules, mais aussi plus d'événements pluvieux violents. L'Europe, sur les 5 dernières années, a subi plus de 100 inondations causant des dégâts. Toutes ne peuvent être attribuées au changement climatique, mais "les événements récents sont considérés comme de bons exemples de ce qui risque de se produire avec le changement climatique".

Sécheresse 
A l'opposé, les sécheresses répétées auront de graves conséquences sur l'agriculture, l'énergie (barrages) et la ressource en eau, met en garde le rapport. Le coût des sécheresses des 30 dernières années dans l'UE a été estimé à 85 milliards d'euros, avec une moyenne de 5,3 milliards d'euros par an entre 1991 et 2006 et une pointe à 7,5 milliards en 2003.

La qualité de l'eau souffrira du réchauffement: les eaux plus chaudes sont moins oxygénées, ce qui favorise les algues toxiques. Plus le débit est bas, plus l'eau est chargée en nitrates et pesticides. L'intrusion de sel dans les aquifères côtiers risque d'être aggravée par la montée du niveau de la mer.

Publié initialement le 15/02/07