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Voyages en France mais aussi et surtout ailleurs, loin.

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2006, deuxième année la plus chaude en France

 Avec une canicule en juillet et trois mois d'automne d'une douceur record, l'année 2006 se place au second rang des années les plus chaudes "probablement depuis plusieurs décennies", selon Météo-France.

Selon son bilan annuel arrêté au 20 décembre, la température depuis le 1er janvier s'avère supérieure de 1,2°C à la moyenne (calculée sur les années 1971-2000), ce qui en fait l'année la plus chaude derrière 2003 et devant 2002 et 2000. Sauf froids intenses d'ici à la fin du mois qui feraient plonger la moyenne.

L'épisode caniculaire du mois de juillet a été marqué par des anomalies de 4 à 5°C supérieures à la normale sur l'ensemble du territoire, suivies après un mois d'août remarquablement frais par un automne au zénith avec un thermomètre accroché à 2,9°C au-dessus des normales saisonnières et même 3,3°C pour le mois d'octobre.

Il s'agit là d'un record absolu depuis 1950, année depuis laquelle Météo France dispose de données complètes et comparables pour l'ensemble du territoire grâce à ses 22 stations métropolitaines, explique Michel Schneider, ingénieur de la direction Climatologie de Météo-France et auteur du bilan annuel.

"Nous avons des relevés de températures en amont et même des séries combinées pour certaines villes comme Paris (1873), Marseille ou Lyon (1820). Mais rien au plan national avant 1950", indique-t-il, en admettant cependant qu'il s'agit "sans doute de l'automne le plus chaud depuis plusieurs décennies".

Le même phénomène a d'ailleurs été observé partout en Europe.

Après un premier trimestre froid, durant lequel le mercure a plongé de 0,5 à -1,1°C sous la norme, dès avril la température moyenne a été supérieure d'un degré aux normales, relève Michel Schneider.

"En juin, elle la dépassaient de 2°C et en juillet de 4,2°C", ajoute-t-il.

La prudence scientifique lui interdit d'y voir une manifestation du changement climatique. "Une année exceptionnelle ne peut être attribuée directement au phénomène. En revanche, la multiplication de ce type d'anomalies sur de longues périodes est bien due au réchauffement de la planète", assure-t-il.

Par ailleurs, après une intense sécheresse au cours du deuxième trimestre 2005, toujours préoccupante en janvier-février 2006 malgré deux épisodes de neige frappants -notamment fin janvier sur la moitié sud avec 68 cm à Millau et 33 cm à Albi-, le mois de mars a enregistré des précipitations "deux à trois fois supérieures à la normale".

Des records ont été battus ou approchés en Poitou-Charentes, Limousin, nord-Aquitaine, Bourgogne, Franche-Comté et même Midi-Pyrénées.

Selon une évaluation établie par Météo France autour du 20 novembre, précise M. Schneider, les seules zones encore déficitaires en pluies se situent essentiellement dans le sud du pays, particulièrement le long de la Méditerranée en Languedoc-Roussillon et sur la Côte d'Azur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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