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Au p'tit coin

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Malaisie - Acte II

Mardi 13 décembre 2006
5h10 le réveil sonne, 6h10 le taxi arrive, ça s’annonce bien, notre avion décolle à midi, on a largement le temps. C’est sans compter sur une grève des conducteurs de RER : 300km de bouchon autour de Paris. Une tension s’installe dans la voiture. Le chauffeur répond à de nombreux coups de fil : « J’ai jamais vu ça ! », «Je m’inquiète pour mes clients » rajoute-t-il plus bas… Moi, j’ai des doutes quant à notre départ. Et puis, une série de coups de chance et surtout la dextérité et l’audace de notre chauffeur fait qu’à 10h10, on est au terminal 1 de Roissy ! Bravo monsieur le chauffeur ! Décidément ça doit être le jour : ça bouchonne aussi à l’embarquement. Faut dire qu’il n’y a qu’une file d’attente pour deux compagnies : Malaysia Airlines (la nôtre) et Air France. Un coup de chance nous propulse au guichet classe affaires d’Air France. Coup de chance de courte durée, car on nous demande de peser les bagages à main… Chose qu’on aurait aimé éviter… Evidemment l’un des deux bagages de Gilles pèse presque 17kg… Pas moyen de négocier, la dame ne veut pas céder. Elle a raison d’ailleurs, elle nous explique que l’avion est vraiment plein et qu’on ne peut pas prendre le risque de sacs si lourds : en cas de turbulence, un sac d’un tel poids qui tombe des coffres ça ferait du mal, sans aucun doute. Par chance, j’avais un peu envisagé ce genre de situation et mon sac est prêt à accueillir au moins le caméscope, Gilles se charge de l’appareil photo. L’ordinateur ainsi que la quincaillerie : câbles, chargeurs, batteries, objectifs restent dans la valise et prend la direction soute : étiquette fragile et Inch Allah ! L’embarquement n’est pas des plus académiques, c’est même plutôt bordélique, mais l’essentiel c’est d’avoir une place dans cet avion. Environ 30mn de retard au décollage.
...
Voilà 3h30 qu’on vole, plus qu’une dizaine d’heures… L’ambiance est calme. Tout le monde a mangé, bu, pris sa petite glace, regardé un film et maintenant ça somnole un peu partout.

Mercredi 14 décembre 2006
Kuala Lumpur-Malacca : 144km, 7h25 (heure locale) arrivée à KL 
Après avoir cherché la navette pendant un moment, fait la queue pour les formalités d’entrée dans le pays, récupéré les bagages, sortis pour la clope de monsieur et pris la température (élevée), enlevé mes bottes, mon pull, nous voilà, après de nombreux détours, chez Hawk, l’agence de location de voiture au sous-sol de l’aéroport.
A 9h15, on quitte l’aéroport de Kuala Lumpur. Il fait beau, quelques flaques d’eau par ci par là indiquent qu’il a plu récemment, mais maintenant le ciel est bien bleu et le soleil brille. La route est superbe, le trafic fluide. Drôle de sensation : l’impression de retrouver quelque chose, pas étonnant, on était là quelques mois auparavant.
On arrive à Malacca à 11h30 et on trouve l’hôtel : Hôtel Aldy, 27, Jalan Kota, assez facilement. Le temps de déposer les bagages et on fait un saut dans le quartier indien, sur la Jalan Bendahara, chez Devibala pour faire le plein d’encens. Ensuite direction Jalan Tokong pour les achats chinois : temples et autres objets de culte. Puis retour à l’hôtel, on décide qu’une petite sieste ne nous ferait sans doute pas de mal.
Deux heures plus tard on visite St Paul Church. Puis après s’être perdu dans les petites ruelles derrière le centre historique, nous voici attablé au pied d’un grand hôtel, à une terrasse de bar très animée, des milliers d’oiseaux piaillent dans un grand arbre. Nous allons dîner au bord de la rivière dans un restau branché, mais pas très goûtu. Ensuite nous entamons une virée nocturne, pour admirer et photographier les illuminations. Vers 23h30 on doit être au lit.

Jeudi 15 décembre 2006
Malacca : 89km
La nuit a été courte, un groupe de touristes, des Australiens, a hurlé pendant des heures dans le bar situé au rez-de-chaussée de l’hôtel, on est au deuxième étage, et ensuite le patron du bar a tiré les rideaux de fer… Bref, je n’ai pas l’impression d’avoir bien dormi. En route vers l’indien, pour le petit déj’, il a des pâtisseries bien grasses et sucrées pour bien démarrer la journée, accompagné d’un Nescafé au lait Nestlé : une merveille !
De 9h à 12h, visite du Muzium Budaya Cheng Ho ou Cheng Ho Cultural Museum : impressionnant musée. Un saut à la mosquée Kampung Kling, mais surtout visite à Wah Aik Shoes Maker : d’après le Routard le dernier cordonnier en Malaisie qui confectionne des chaussures pour pieds bandés. Evidemment on ne résiste pas à l’envie d’en acquérir une paire et autant que possible le modèle royal, avec fils d’or, tout ça dans son petit présentoir en verre. Faut bien ça pour faire passer l'horreur de ce que ça représente.
Ensuite, passage obligé au temple Cheng Hoon Teng. Coup de bol, on est le 15 et le 15, y a effervescence au temple ! ça donne de la matière à photos. Déjeuner dans une sorte de galerie marchande à ciel ouvert, bonne musique et un tas d’objets pas cher, entre la Farouille et Pier Import. On décide de faire un saut à Mini Malaisie, à quelques kilomètres de Malacca. Enfin, en théorie, la signalisation est tellement nulle qu’on tourne, qu’on tourne : 89km pour enfin trouver l’endroit, il est déjà 17h passés. RM10 par personne, plus RM5 par appareil photo et caméscope… Comme on ne sort jamais mains vides. En plus on est tellement énervé qu’on décide de ne pas rentrer. On rentre doucement vers l’hôtel et on se refait une série de photos nocturnes. Dîner et dodo de bonne heure.

Vendredi 16 décembre 2006
Malacca-Kuantan : 490km
Le bruit des rideaux du bar du dessous me réveillent, mais cette fois, c’est pour l’ouverture, il est 7h passé. Un café au Harper’s. On paie le séjour et on part à 8h40, destination Mersing sur la côte est. On sort de l’autoroute pour prendre la nationale 50, on doit aller visiter une ville qui semble très intéressante. Encore faudrait-il la trouver cette ville ! Bref, on tourne, on vire, dans un sens puis dans l’autre et on abandonne, On a de la route. Bon, pour se consoler, on tombe sur deux cimetières côte à côte, un chinois et un chrétien. Pause photo. A 13h30, on est à Mersing, pas bien vivant cet endroit. Pause déjeuner dans un restau pour touristes, pas bon, peu aimable et bien cher. Un coup d’œil à la mer et on décide de ne pas s’éterniser. On fait juste une petite incursion sur une petite route dans la forêt pour prendre un peu de son. Et on roule. De nombreux singes sur les bords de la route nous font nous arrêter afin de leur tirer le portrait. Puis on reprend la route. On arrive à Kuantan à 18h50, la nuit ne va pas tarder à tomber. L’hôtel Classic, sur Jalan Besar nous ouvre les bras, une chambre qui donne sur la rivière : merveilleux. Et voilà qu’il se met à pleuvoir. On ressort pour dîner, une grande cantine chinoise, bien éclairée : nouilles et Tiger, la fête ! Après presque 500km il faut ça. Un petit gâteau bizarre par la-dessus et quelques fruits tous coupés dans des sachets et la soirée est réussie !

Samedi 17 décembre 2006
Après le petit déjeuner à l’hôtel, nous décidons de faire une petite promenade le long de la rivière, histoire de voir à quoi ça ressemble le jour. C’est assez calme et agréable. Puis nous quittons Kuantan à 10h
Programme de la journée : Visites des grottes Charah à Panching : Charah Caves à 25km à l’ouest de Kuantan et des mines d’étain de Sungai Lembing.
Enfin ça, c’est ce qui était prévu.
Pas ce qui s’est passé…
Car à peine sommes nous dans la voiture, que la pluie commence, doucement, puis de façon plus soutenue pour continuer dans une sorte de déluge. Notre programme est vite abandonné pour se consacrer entièrement à la conduite. Ça roule doucement et notre moyenne chute considérablement. On aurait peut-être dû louer un hors-bord ? A l’approche d’un centre un peu plus important on s’arrête pour déjeuner. Le temps de sortir de la voiture et de rentrer dans le restau : on est trempé ! L’établissement est indien, ce qui veut dire que je ne déjeunerais pas, vu que je ne supporte pas la cuisine épicée, qu’à cela tienne : deux Nescafés feront l’affaire. La pluie n’a pas cessé, il faut bien y retourner. Le patron nous dit de faire bien attention et de rouler lentement : bonne idée, on n’y aurait pas pensé. Et puis subitement, plus d’eau, la route est sèche ! on se croit sorti d’un mauvais rêve. On en profite pour faire une halte au bord de la Mer de Chine.
On se gare et deux types qui quittent le parking me font voir la cime des cocotiers : oui, oui, c’est joli un cocotier ! mais bon, j’en ai déjà vu ! Qu’est-ce qu’ils ont a insister ? y a un singe ? ben non, j’vois rien ! et je percute, le vent souffle assez fort et on est garé sous un cocotier et dans les cocotiers y a quoi ? des noix de coco, qui j’imagine font de drôles de choses quand elles tombent sur une carrosserie de voiture ! on déplace la voiture, c’est plus sage. Petit tour sur la plage, la mer est démontée, jaune,  en un mot : hostile. Mais il fait chaud et il ne pleut plus ! quelques photos, je continue ma ballade, mais le vent redouble et la pluie recommence. J’ai une pensée pour les gens qui ont vu la vague arriver lors du tsunami à Banda Aceh. Je cours pour atteindre la voiture et je suis essoufflée quand j’y arrive.
C’est reparti ! Autant essayer d’avancer. Une heure plus tard, l’accalmie est de retour, on s’arrête sur le bord de la route, un tas de petits stands de chaque côté qui vend un tas de préparations, boissons, maïs et autres choses inconnues.
On arrive à Kuala Terengganu, direction : KT Beach Resort, l’hôtel où on séjourné en mars. Après avoir rempli les formalités d’usage et attendu que les trois réceptionnistes comprennent comment fonctionnait ma carte de crédit, on nous attribue une chambre au premier étage. Va falloir se coltiner les sacs dans l’escalier, mais bon ils nous ont donné une chambre Deluxe, sans qu’on leur demande, mais ils ont eu raison, c’est spacieux et on a eu belle vue sur le hall. Pas le temps de s’attarder, il est temps de manger. Direction le centre, où on a nos petites habitudes, un grand restau chinois où on parle très bien anglais et où l’on mange bien, ça tombe bien, j’ai rien dans le ventre depuis la veille.
Retour à l’hôtel. Ça serait dommage de ne pas profiter de la mer : elle est au pied de l’hôtel. Mouais, c’est sans compter sur la pluie, toute fine et douce au début, elle insiste lourdement et nous chasse à l’intérieur. Comme on n’a pas grand chose à faire on décide d’aller au Shopping Center, à côté. On prend la voiture et on ne voit pas le bout du capot tellement il flotte, et ce n’est pas tout près. On trouve l’entrée, on paie le parking, pas une place devant la porte, on se gare au fond. Oui, mais il pleut de plus belle, 5mn, 10mn, on ne va pas passer la nuit là ? une très légère accalmie et hop nous voilà sous la douche ! Au concours de t-shirts mouillés j’ai mes chances, dans un pays musulman ? Pas les mêmes. On traîne dans les rayons, ben oui, pour acheter de l’eau il faut comparer ! on traîne au rayon gâteaux, fruits. Mais on a beau traîner; la pluie n’a pas cessé. Tant pis, Gilles part chercher la voiture et me prend au pied des marches. Retour à l’hôtel, plus de place sur le parking ! si, coup de bol, il y en une toute chaude qui donne juste sous la galerie. Youpee. Qu’elle est bien cette chambre ! Spacieuse, lumineuse, confortable, vu ce qu’il tombe dehors c’est un vrai régal ! On profite de l’aubaine, pour modifier la suite de notre voyage. Il s’agit de remodeler en profondeur le trajet. Vers minuit, on se couche et la pluie n’a pas faibli.

Dimanche 18 décembre 2006
Kuala Terengganu-Kota Bahru.
Départ 8h, arrivée 20h. 342km
Hôtel Dynasty Inn 2865-D&E, Jalan Sultanah Zainab
Je me lève vers 6h30 et il pleut toujours. Je me recouche. Vers 7h, Gilles se lève. Il ne pleut plus ! un miracle ! profitons-en pour charger les bagages et partir rapidement. A 8h c’est chose faite, il fait beau, on va pouvoir aller voir la mosquée: Masjid Tengku Tengah Zaharah elle est située à 4,5km du centre et a la particularité de reposer sur l’eau. Très bel effet optique.
Ensuite direction l’île de Duyong Besar, le Routard conseille ce « village traditionnel, préservé du modernisme et du tourisme ». Comme d’habitude, le Routard a L’adresse du siècle. C’est un village, comme tous les villages, sauf que le Routard y est allé. Bref, ça doit être tout à fait sympathique, en saison sèche, parce que là, impossible de s’enfoncer beaucoup dans les ruelles, où alors, à la nage… ça sent bon le palu dans les parages… On comprend de mieux en mieux les maisons sur pilotis. Quant à l’autre côté de l’île, les fameuses fabriques de bateaux traditionnels, ben c’est sûrement pas la bonne époque non plus. On croise quatre étudiantes et on s’interroge mutuellement. Bon, tout ça c’est bien gentil, mais quelques gouttes viennent nous titiller et annoncent le départ vers d’autres aventures. On reprend la route, pas de souci on l’a déjà prise en mars.
On s’autorise même une petite incursion dans la campagne afin d’y saisir quelques scènes bucoliques et prendre quelques sons de la campagne. C’est bien bon de musarder mais il va quand même falloir attaquer la route sérieusement et après s’être trompé de route, nous retrouvons notre chemin, la pluie a repris, tranquille.
A l’approche de Permaisuri vers 12h, le trafic ralentit, ralentit, ralentit, s’arrête. Que se passe-t-il ? sur l’autre côté ça roule mais du nôtre se forme, deux, puis trois voies, un vrai bazar. On avance de 10m, on s’arrête 5mn, on fait 5m et on s’arrête 10mm. Bref, au bout d’une heure de ce cirque à alterner climatisation et douche avec les vitres ouvertes, n’en pouvant plus, à l’approche d’une station service, on fait demi-tour : tant pis, on va prendre la route de la côte. Demi-tour, là ça roule. Il faut quand même s’arrêter manger. Un nasi goreng ? ben tiens, bonne idée. Faut juste attendre que la gamine de la gargote fasse 3-4 allers-retours chez l’épicier du coin pour aller chercher les ingrédients et nous voilà servi. Pas le temps de s’apesantir. On repart.
Ça roule. Jusqu’au fameux panneau déviation qui nous ramène à Permaisuri vers 16h… C’est reparti pour un tour. Sauf que la police est entrée en action et interdit les doubles-triples files de ce matin, du coup, ça avance mieux, pas vraiment plus vite mais au moins dans un sentiment de justice, ce qui est déjà mieux et en plus il ne pleut plus. On se rend compte que quand on a fait demi-tour ce matin on était à 100m du problème : un pont s’est effondré et il faut colmater pratiquement à chaque passage de voiture, 17h20 nous sortons de cet enfer.
Jerteh, le village suivant n’est pas vraiment à meilleure enseigne, tout le monde est venu voir la rivière avec inquiétude et il y a de la voiture sur les bas côtés, à la sortie du village on roule sur la voie de droite comme tout le monde. Nouvelle pose photo, on n’est pas les seuls, tous le monde se prend en photo avec son portable les pieds dans l’eau, la moto dans l’eau, la maison dans l’eau et dans l’ensemble ça rigole. On dirait qu’ils ont l’habitude ! Pas très marrant comme habitude. Avec tout ça, on arrive à Kota Bahru et la nuit est tombée depuis un moment. Pour couronné le tout cette ville est pourrie de sens uniques ! alors évidemment on s’énerve un peu ! Manque de bol, l’hôtel où nous étions en mars et plein comme un œuf et celui qu’ils nous indiquent reste introuvable. On reprend la voiture, on tourne, on vire, à la sortie de la vie, une enseigne lumineuse attire notre regard : Dynasty Inn. On tente notre chance : une belle chambre aux tentures rouges et or nous tend les bras. Chargé le décor mais sympa. Ce qui l’est moins c’est l’épaisseur relative des baies vitrées qui donnent l’impression qu’on dort sur le balcon. Décidément c’est pas leur fort à Kota Bahru l’isolation phonique, déjà en mars, on avait beaucoup apprécier les grosses cylindrées garées au pied de l’hôtel. Bon, l’essentiel c’est d’avoir un lit, après une telle journée on n’aura sûrement pas de mal à s’endormir. Surtout après une Tiger chez le chinois au coin de la rue.

Lundi 19 décembre 2006
La nuit a été difficile tout de même, on entend vraiment bien la rue qui traverse Kota Bahru dans sa longueur. On décide d’aller voir de plus près l’hôtel Perdana, le Routard l’indique à RM140, on peut faire un petit effort. D’abord il faut trouver cet hôtel, ben oui, dans le quartier, plusieurs rues ont le même nom, parfois pour aider elles ont un numéro en plus, ça aide… on trouve enfin l’hôtel, rien à moins de RM200… bon, ben j’crois qu’on va supporter le bruit une nuit de plus. Maintenant il nous faut aller changer des ronds, on est à sec, c’est un comble. A cause de ces saloperies de sens uniques, ça se révèle plus compliqué qu’il nous paraît mais coup de bol on s’arrête pile à quelques boutiques du bureau de change chez Azan Photos. On peut retourner l’esprit tranquille à l’hôtel chercher le matériel photo.
Les journaux à la réception étalent leur Une : les pires inondations depuis 30 ans. C’était donc ça ! nous voilà bien !
Le programme du jour : Wat Phathivihan, à 15km à l’ouest de Kota Bahru. Le Routard annonce un village malaisien-thaïlandais (la frontière est à quelques kilomètres) où se trouve le plus grand bouddha couché d’Asie du Sud-Est (40m de long et 11m de haut) et Kampong Jubakar, à 10km du premier bouddha se trouve un autre bouddha, plus modeste celui-là puisqu’il ne fait que 30m de haut. Vu qu’on est dans le coin. La route est très agréable et surtout il ne pleut pas. A l’embranchement à 4-5 kilomètres de Wat Pharhivihan : route coupée ! on essaie bien d’avancer un peu, mais l’eau recouvre la route et on ne sait pas trop où l’on met les roues. Demi-tour. On prend la petite route parallèle, mais elle nous éloigne de notre bouddha, tant pis.
Le paysage est très asiatique : des buffles paissent, des paysans préparent les champs pour le riz, on se demande comment ils font avec leur sorte de motoculteur à riz, ça s’enfonce, ça s’embourbe et ça s’en sort, le gars a de l’eau (et de la boue) jusqu’aux genoux. Pas de tout repos comme boulot. On s’arrête un moment photographier et filmer ces scènes bucoliques et on reprend la route, sans but précis.
A Kampung Terpak à Tumpat, un grand bouddha attire notre attention, on s’arrête. Un grand centre bouddhique, avec temples en tous genres, dont de nombreux en construction ou restauration, tombes chinoises, bouddha et bien voilà ! Ce n’est pas celui qu’on cherchait mais on aura eu du bouddha aujourd’hui. Ensuite on fait un petit saut aux cascades locales, avec ce qu’il est tombé, ça doit valoir le détour. En fait, non, pas plus que ça. On assiste juste à la baignade des autochtones qui sont en vacances. On ne trouvera jamais la deuxième cascade, pourtant très proche de la première, décidément, en y regardant de plus près, sont pas forts en signalisation les Malaisiens !
On se rabat donc sur la route de la côte et grâce au GPS, qui soulignons le, nous a bien souvent sorti une belle épine du pied, nous retrouvons le chemin que nous avions emprunté en mars, une belle ballade, moins ensoleillée qu’en mars mais sympa. Puis petit arrêt sur la plage de la Mélodie. Retour à Kota Bahru. Petit shopping au centre commercial. La mère Nöel nous donne un joli ballon ! Quelle chance ! Surtout pour le petit garçon qui se trouve derrière nous et qui se retrouve avec trois ballons, je sens qu’il va se convertir ! on dépose nos achats à l’hôtel et on retourne voir les fameuses Night Foodstalls, ben ça doit pas marcher en décembre, y a trois baraques vaguement allumées, c’est pas là qu’on dînera ! On retourne chez « notre » chinois de la veille, qui nous accueille d’un « 2 Tiger » ? une réputation est vite faite ! On veut manger aussi ! il nous demande de choisir nos nouilles et se met aux fourneaux, les rats sous le wok on l’air ravis ! moi, moins ! La cuisine est excellente !

Mardi 20 décembre 2006
Une brume nous accueille pour le petit déjeuner, un peu ratée la vue du 6ème étage, on voit à peine la rivière de l’autre côté de la rue.
A 9h on est au marché. On le trouve moins riche qu’en mars, il se pourrait bien qu’avec les inondations beaucoup de gens ne puissent venir vendre leurs produits. C’est un peu dommage. Il y a également peu de fruits. Mais bon l’ambiance est bien la même qu’en mars, les vieilles sont toujours aussi désagréables, peut-être même plus. D’ailleurs je trouve que l’ambiance générale de Kota Bahru est moins sympa, ça sent fort l’intégrisme. Une chance que les bouchers soient de joyeux drilles et qu’ils n’hésitent pas à en rajouter des tonnes avec leur grand coup de hache !
A 11h30 départ de Kota Bahru, en route vers Banding Island où on arrive à 16h30. La route est sympa, ça grimpe et ça zigzague, mais il ne pleut pas. En fait, la route est moins difficile que je ne l’avais imaginé et les 200 kilomètres me paraissent courts. On déjeune dans un petit restau où on est accueilli par une ado qui parle bien anglais, bien qu’elle ne l’étudie que depuis deux ans, et bavarde comme une pie ! nasi goreng et jus d’orange.
A la première indication de Banding Island on tourne, un virage à angle droit, mais il faut laisser passer une voiture de police. L’endroit est bizarre, il n’y a qu’un bar… ça ne doit pas être là, on a été trop pressés, quelques kilomètres plus loin se dresse le Banding Island Resort, une magnifique structure avec de longs couloirs en parquet. Une chambre qui donne sur le lac ? Bonne idée ! La chambre est spacieuse, un petit balcon, un vrai rêve tropical. Mais Gilles veut voir l’allure du bled suivant… ça zigzague à mort et c’est quand même à quarante bornes, c’est drôle Gerik, on se croirait dans un western, pourquoi ? j’sais pas, l’ambiance.
Le temps d’acheter de l’eau et de manger une glace à la mangue et hop, on remonte au Resort. Petite balade au bord du lac, juste quand la nuit tombe. Et maintenant ? pas grand-chose à faire. Direction le restaurant. Une grande tablée de fonctionnaires, ils sont tous en costume traditionnel. Ils ne restent pas longtemps, trois autres personnes arrivent. Et nous, on picore notre poulet pas cuit et hors de prix. Un petit café et direction la chambre. Nuit relativement calme, à part quelques cris d’individus nocturnes.

Mercredi 21 décembre 2006
Après un café dans la chambre, on se fait une petite séance photo, on règle l’addition, en liquide, ils ne prennent pas les cartes de crédit puis on lève le camp de Banding Island à 8h45. Nouvel arrêt sur la route, les singes s’interpellent d’arbres en arbres. Super pour les prises de son, enfin c’est sans compter sur la circulation assez intense. Mais la vue vaut le coup d’œil. On reprend la voiture, il faut avancer, il fait beau et plus on descend plus la chaleur monte, ça fait plaisir. On a vite avalé les 180km qui nous sépare d’Ipoh et à midi on est dans la place.
On arrive à destination sous un soleil de plomb. On se gare pour mieux se repérer. Et la carte à la main, on cherche notre route. Un chinois nous demande si on a besoin d’aide ? Pas de refus. Il nous ramène à notre voiture dans la sienne et nous dit de le suivre, il nous accompagne dans le quartier où il y a des hôtels. Bien sympa c’t’homme. Le premier, Grand View Hôtel, nous semble convenir, un grand hall en marbre, une petite fontaine, RM95, la nuit, on prend. La chambre laisse un peu à désirer, petite et moquette cracra. Tant pis, ça ira pour ce soir, on ira voir à combien sont les chambres dans l’autre qui a l’air tout neuf. Déjeuner à la cantine chinoise du coin. Ballade dans les boutiques chinoises, y a du monde, et nous, tout nous interpelle, du rouge, de l’or, on a envie de tout acheter, on se calme !
Qu’il y a t-il à voir à Ipoh ? La gare, la place de la gare, le bar FMS 1906 et bien allons voir. La chaleur est écrasante et en arrivant on se demande si ça valait bien la peine d’avoir fait toute ce chemin pour ça. C’est en travaux. Mais bon, on aura vu la gare qui a, semble-t-il servi de décor au tournage du film de Régis Wargnier : Indochine. Puisqu’on est là prenons le chemin des écoliers pour rentrer. Un petit arrêt café et nous voilà reparti vers le parc, le jour décline, il fait moins chaud. En fait on cherche un temple indien qu’on ne tarde pas à trouver. Super c’est l’heure de la cérémonie. On nous accueille avec joie. L’un des fidèles va chercher le sadou pour que je le photographie, mais il pense que je vais lui donner la photo, déçu ! Tout ça c’est bien beau, mais il fait nuit et on dirait bien qu’il va pleuvoir.
Retour rapide vers l’hôtel. 10mn plus tard, il pleut. Quand on ressort pour dîner tous les chinois sont fermés, sauf un ! Une bière en attendant de dîner. Oui ben, non, on tire les rideaux, un, deux, trois, il n’en reste plus qu’un qu’on laisse à moitié ouvert… pour qu’on sorte. Raté pour le chinois, tant pis, ça sera le malais du coin : évidemment je ne peux rien avaler tant c’est épicé. Tant pis, ça doit pas être le soir. En plus, les serveurs sont on ne peut plus désagréables, z’ont pas l’air de trop aimer ces Occidentales qui en plus paient l'addition !

Jeudi 22 décembre 2006
On remballe, trop cracra cet hôtel : la douche n’a pas dû voir d’éponge depuis un moment ! A la réception, on semble étonné de notre départ. Pour couronner le tout, la réceptionniste force ma deuxième carte de crédit : gagné, j’ai plus de carte !
Direction l’hôtel Ipoh City. Le hall est immense, le personnel agréable. La chambre parfaite ! Spacieuse, exactement ce qu’il nous faut pour emballer nos bagages ! mais on verra ça plus tard.
Dans l’immédiat, c’est visite du château de Kellie. La chance est avec nous, non seulement il fait un temps splendide et l’on trouve sans problème l’endroit. C’est la maison d’un producteur de caoutchouc assez mégalomane. Un mélange architectural intéressant, inachevé. La visite vaut le détour, la vue du toit est impressionnante ! Par contre, la sécurité est complètement absente de ce chantier et il faut vraiment faire attention ! Sur la route du retour petite halte pour photographier des lotus en fleur. Ensuite on s’arrête au temple bouddhiste Sam Poh Tong, à Gunung Rapat et on ne le regrette pas ! Une vraie débauche kitschissime ! Comme on aime ! Un vrai régal pour photographe et on ne se prive pas ! C’est bien beau tout ça mais il va quand même bien falloir s’occuper de tout emballer pour le retour. Ça prend un certain temps, mais on y arrive. On mange au MacDo (hallal) et on s’achète une bière au Seven-Eleven.

Vendredi 23 décembre 2006
Départ d’Ipoh à 9h, arrivée à Penang à 11h, 150km + 134km (ballade sur l’île+perte+hôtel). Hôtel Summitt
2h pour arriver à Butterworth : génial. Ça bouchonne un peu avant le pont et la circulation est peu fluide, mais on traverse relativement rapidement les 9km qui nous sépare de l’île, mais arrivée sur Penang ça se corse, la circulation est confuse, sans parler de la signalisation où plus exactement du manque de signalisation. On cherche l’hôtel, on n’a pas d’adresse exacte (futé ça !), mais bon c’est sur Bukit Mertajam alors on pense que c’est sur une hauteur, je vois ça du côté du côté de Batu Feringgi. On tourne, on tourne, on tourne, bref, on s’énerve et ça c’est très mauvais ! La solution s’impose : manger quelque chose. On trouve une place de parking devant un grand restau : l’aubaine. Le placier trouve aussi que c’est une aubaine et nous donne 30mn. Premièrement : manger. Ça va déjà mieux. On paie et on profite de ce que le patron parle bien l’anglais pour lui demander où se trouve cet hôtel. Bien sûr ! vous prenez le pont et vous tournez… Comment ça ? on prend le pont ? Ben oui, c’est pas sur l’île ! Génial ! en voilà une bonne nouvelle ! Bon ben, on va faire le chemin en sens inverse… En même temps, c’est un peu bête, vu qu’on est là, autant faire le tour de l’île pour avoir une idée d’à quoi ça ressemble, de toutes façons l’hôtel est réservé.
Nous voici donc partis à la découverte de cette fameuse île de Penang. Ça commence mal , la côte est ressemble à Fréjus au mois d’août : l’horreur ! Puis plus on s’éloigne de la côte touristique plus ça devient sympathique, ça grimpe, ça zigzague. Quelques vendeurs de fruits et d’autres produits locaux sur la route au milieu de nulle part, on s’arrête prendre quelques photos, une cascade nous donne une impression de fraîcheur, relative et courte l’impression. Après une petite angoisse, due à la jauge d’essence, vite vaincue Sur la colline d’Ayer Itam nous apercevons un immense bouddha, c’est le temple : Kek Lok Si : le Routard en dit le plus grand mal, mais comme on est a côté ça serait dommage de ne pas y aller. On suit les panneaux (pour une fois qu’il y en a), ça grimpe, ça grimpe, on se demande quand ça va s’arrêter et enfin un magnifique parking s’offre à nous au pied du bouddha. On arrive trop tard où trop tôt, il y a de la fête dans l’air (info prise plus tard : c’est le 115ème anniversaire du temple !), en tous cas il y a de l’ambiance. Quelques beaux clichés : un bonze qui recopie des idéogrammes avec un pinceau, une mamie qui médite (ou qui dort ?). sur la terrasse supérieure se tient ce fameux bouddha qu’on a vu d’en bas. La mégalomanie a l’état pur ! Grosso-modo je résume. Commandé par la Chine, c’est le plus grand du monde, dans les 30m de haut (120 pieds) et entièrement réalisé en bronze. Ça s’est ce qu’on voit pour l’instant car c’est en travaux…
Bon c’est bien beau tout ça mais il faut qu’on change des sous et il va tout de même falloir prendre le chemin de l’hôtel. Pour le change pas de problème, par contre pour sortir de Georgetown c’est une autre paire de manche et ça, ça nous occupe encore un bon moment… Vraiment pas pratique de rouler dans Georgetown et je suis polie. On arrive enfin à rattraper le pont et les indications jusqu’à Bukit Mertajam sont excellentes. Là où ça se complique c’est pour rentrer dans l’hôtel qui est juste sous notre nez. En fait, il faut rentrer dans un genre de zone réservée dans une zone commerciale. Le parking est celui du shopping center, payant… ensuite il faut prendre un ascenseur et tourner dans les boutiques, dans un sens, puis dans l’autre, avant de se rendre compte qu’on a raté la sortie vers le hall de l’hôtel. Un vrai sens de l’ambiance ! La chambre est très belle, spacieuse, au 8ème étage avec une grand baie vitrée qui domine Bukit Mertajam ! Tout de même ! Après s’être installé on va faire le tour de ce charmant endroit, c’est vite fait mais ça ne manque pas de charme.

Samedi 24 décembre 2006
73km Hôtel Summitt
Petit déjeuner rapide dans la grande salle du 4ème étage. Puis départ pour la visite du temple birman suivie de celle du temple de style thaï de l’autre côté de la rue : Wat Chayamang Kalaram. Oui, bon, encore un bouddha, couché celui-ci, et qui fait 33m de long, décidément on se demande s’ils ne visent pas les records à force. Je préfère le temple birman, superbe travail de sculpture de bois : on dirait de la dentelle. Petit ballade dans la rue derrière ces deux temples : de très jolies maisons traditionnelles nous accueillent. Ensuite on flâne dans le vieux Georgetown. On se perd beaucoup avant de trouver le Khoo Kongsi. Ça vaut le détour, sans aucun doute, par contre la lumière est désastreuse et pour les photos c’est vraiment une catastrophe. Après les ors et les boiseries, on monte au dernier étage de la tour Kompar, pas indispensable comme visite, ça nous permet juste de voir que la pluie arrive et qu’il va falloir penser à retrouver la voiture. On y arrive juste avant qu’une pluie diluvienne ne se déverse. La traversée du pont se fait aux pas.

Dimanche 25 décembre
Penang-Ipoh 164km
Lever de bonne heure en ce matin de Noël, ah oui, c’est Noël. Nous sommes les premiers au petit déjeuner et dans le parking aux environs de 8h. Super on va partir de bonne heure. Enfin, c’est sans compter sur le fait que Gilles enferme les clés de la voiture dans le coffre… on imagine la suite : on est dimanche, c’est Noël. On appelle l’employé de l’agence à Penang qui promet de rappeler, mais qui je crois ne le fait pas. Je fais des allers-retours entre le parking au sous-sol surchauffé et le hall climatisé à mort et évidemment j’attrape un rhume. Au bout d’un moment, je vois bien que je ça n’avance à rien et je remonte lire dans la chambre. Peu de temps après Gilles arrive avec les clés à la main… Les portes étant restées ouvertes il « suffisait » de tirer la manette qui actionne l’ouverture du coffre… Bon, c’est pas bien grave en fait. Nous partons donc de Penang à 10h. Une halte à Kuala Kangsar, j’aimerais voir L’hévéa originel. Mais rien n’indique où il se trouve. Ce n’est pas grave, Kuala Kangsar se révèle une charmante petite ville, très coquette, très arborée, buissons taillés.
La mosquée (masjid Ubudiah) est magnifique : toute blanche avec un dôme en or, par bonheur le ciel est bleu et elle en paraît encore plus belle ! on se déchausse pour rentrer, je me méfie un peu. Un garde arrive et nous dit quelque chose, il fait des signes, je suppose qu’il me dit de partir. Pas du tout, il insiste pour nous faire voir l’intérieur, moi aussi ! L’intérieur est très beau, plutôt sobre, en comparaison à l’extérieur. Le garde nous montre le tableau du conseil d’administration et nous raconte la vie de chacun des membres… enfin c’est ce qu’on imagine… Le premier imam est très jeune, apparemment il y a trois imams et chose étonnante, il y a même des photos de femme. Quel rôle jouent-elles ?
C’est l’effervescence quand on ressort, il y a de nombreuses familles qui posent pour la photo, apparemment c’est l’une des mosquées la plus photographiée du pays. On retourne dans le centre boire un café avant de remonter jeter un coup d’œil au musée royal du Perak (construit dans les années 30, sans plan ni clou), c’est magnifique ! tout de bois sculpté. Pas de chance c’est fermé, on se contentera de l’admirer de l’extérieur. On fait tout le tour de la propriété du sultan : on aperçoit juste les tours du palais, le reste est caché au regard par une végétation dense et des grilles qui entourent l’ensemble. On arrive à Ipoh vers 15h30. C’est trop tôt ou trop tard pour manger. On se contente d’un jus de fruit. On retourne à l’hôtel où nous étions deux jours plus tôt. Et la pluie ne tarde pas ! un déluge !

 

Lundi 26 décembre 2006
Ipoh-KL 205km
On quitte Ipoh à 7h45 et on arrive aux abords de Kuala Lumpur vers 10h. Il y a des travaux à la sortie de l’autoroute mais les indications sont assez bonnes de ce côté… On trouve donc la direction des grottes de Batu assez facilement. Il fait beau, il fait chaud, tant mieux c’est notre dernier jour. Nous voici donc sur le parking de Batu Caves. C’est donc ça ? on est là, on va les grimper ces fameuses 272 marches, j’en ai compté une bonne centaine en plus… et sur pratiquement chaque pilier : un singe. Ils ont l’air d’apprécier les dons en tous genres : noix de coco, colliers de fleurs, cacahuètes. Arrivé au premier palier, l’odeur est insupportable, il n’y a pas que les singes qui doivent se soulager… Bon, ben j’ai vu Batu Caves… La descente est difficile, il fait chaud et il faut y aller molo, même comme ça, je fais une crise de tétanie… coup de bol, il y a des petits stands de gâteaux bien gras et bien sucrés : juste ce qu’il me faut ! 
Pas de temps à perdre, on se dirige vers Bukit Tinggi. A la découverte du Colmar Tropicale ! Un complexe touristique. Une reproduction (fidèle) de Colmar. Au début ça fait rire, rien que des gens en tenues d’été, des femmes avec des voiles et puis on se laisse charmer par l’endroit, c’est plutôt réussi. Le cadre est magnifique et on ne regrette pas le prix de l’entrée.
Bon c’est pas qu’on s’ennuie mais il faudrait peut-être se rapprocher de notre destination finale : l’aéroport. Et là, ça recommence, des indications contradictoires qui nous font tourner en rond et en bourrique. On passe au moins cinq fois au même péage, dans un sens, puis dans un autre. A tomber fou ! Et subitement, enfin au bout d’une bonne heure on trouve la route, comment ? aucune idée. On s’est considérablement rapproché de notre but. Mais il est encore tôt, pourquoi ne pas faire un saut à Putrajaya ? Aussitôt dit, aussitôt fait ! impressionnant ! des kilomètres de routes, de rond-point au milieu de… rien. Et puis, il semble que ça bouge, il y a des voitures, suivons-les. Elles nous conduisent à une immense place ou il y a peu de place pour se garer, tant pis, on fait comme tout le monde on se gare où on trouve. Drôle d’ambiance, ça sent la ville inventée de toutes pièces, ça fait penser à Brasilia, ça devait être comme ça au début. Donc, cette grande place qui pourrait ressembler à la place de la Concorde, un jour de canicule. Une grande avenue, qui pourrait rappeler la Roumanie de Ceausecsu. Un mélange de genre, des concepts, des idées. Impression étrange. La mosquée offre des robes roses pour la visite… ça change du noir. Mais apparemment on n’est pas les bienvenus. C’est assez mégalo comme endroit. Il faut dire que personne n’habite là, enfin pas encore. Ce ne sont que bureaux et ministères. En tous cas, les architectes se sont fait plaisir, tout dans le gigantisme, j’ai l’impression que les Malaisiens aiment bien les superlatifs. On s’arrête sur une aire de repos, manger et ranger un peu la voiture. On arrive à 19h30 à l’aéroport et l’agence est fermée… Tant pis, on laisse les clés de la voiture dans la boîte aux lettres comme indiqué. Il est 20h quand on se renseigne pour enregistrer les bagages : pas de problèmes. Sont pas très regardant sur le poids des bagages : il vaut mieux. Tout est soigneusement étiqueté : fragile. Nous voici alléger, ne reste plus qu’à attendre patiemment l’heure du vol. Encore 3h30. Une pause bière.
Puis on se dirige vers le contrôle des bagages où mon parapluie super génial rend l’âme, évidemment quand ça passe pas ça casse. Je suis furieuse et ça fait rire tout le monde ! Si furieuse que je me dirige vers l’immense file d’attente pour rentrer en Malaisie…
Avec toutes ces histoires, on va le rater cet avion. Mais non ! on se retrouve en salle d’embarquement, pas très occupée et on monte vite dans l’avion. Avion à moitié vide, l’aubaine ! on va pouvoir se prendre au moins deux sièges pour dormir. Ce que je ne tarde pas à faire malgré les mauvaises conditions de vol qui durent au moins deux bonnes heures : on n’a pas idée de prendre des chemins aussi caillouteux ! Apparemment on est descendu pas mal pour éviter les turbulences. Peu de temps avant l’atterrissage je me réveille, ravie de prendre un délicieux petit déjeuner.